HDR (High Dynamic Range)

Peut-être avez-vous entendu parler, ou vu des images dites « en HDR ». Nous allons étudier ici à quoi cela correspond, et comment il est possible d’obtenir ce type d’image.

Panorama du pont de Rabastens (Tarn, 81) en HDR

Définition du HDR

HDR signifie « High Dynamic Range », soit en bon Français « Large gamme dynamique ». Autrement dit, une image HDR (HDRI : High dynamic range imaging) est tout simplement une image qui restitue une plus grande quantité de valeurs de couleurs.

Sans entrer dans des détails trop techniques, il faut tout d’abord comprendre que la plupart des images sont composées de 3 couleurs Rouge, Vert et Bleu (RVB), codées sur 256 valeurs (entre 0 et 255), soit 24 bits par pixel (3 × 8 bits). L’écart de luminosité entre le pixel le plus lumineux et le plus sombre est donc de 255 valeurs seulement. Or il est courant que la dynamique entre les hautes lumières et les ombres d’une scène soit bien plus étendue.

En photographie, composer une image HDR va donc consister à prendre plusieurs vues en décalant l’exposition pour les fusionner ultérieurement. On obtiendra ainsi une plus grande latitude de restitution des couleurs.
Dans le cas de la photo ci-dessus, au-delà du fait qu’il s’agisse d’un panorama, le HDR a permis de conserver du détail à la fois dans la partie droite à l’ombre et dans la partie gauche beaucoup plus ensoleillée.

Type de fichier

La fusion HDR est possible avec des Jpeg. Mais afin de conserver la plus grande latitude de correction et le plus grand nombre d’informations, il est préférable d’enregistrer vos prises de vues en Raw. D’autant que certains logiciels (notamment certaines versions de Photoshop) ne permettent la fusion HDR qu’avec ce type de fichiers.

La prise de vues destinée au HDR

Pour produire une photographie HDR, nous aurons besoin de plusieurs images, en général trois suffisent. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’un bracketing. On obtiendra donc une première image restituant correctement les tons moyens ; une deuxième (sous-exposée) qui produira des hautes lumières riches en information ; enfin, une troisième (sur-exposée) restituera des ombres suffisamment détaillées.

Dans le cas d’une prise de vues à main levée, il est préférable de shooter en rafale rapide en bougeant le moins possible pour que les 3 images soient les plus semblables. En effet, on verra par la suite que la fusion requiert de superposer parfaitement les vues entre elles.
Dans l’absolu, l’utilisation d’un trépied facilite grandement la similitude des images. Le logiciel de fusion HDR aura moins de difficultés à fusionner 3 images parfaitement alignées.

Le procédé

Le procédé est simple en théorie. Il suffit d’importer les fichiers Raw dans le logiciel et de lui demander de les fusionner pour conserver un maximum d’informations sur toute l’étendue dynamique de l’image. On n’aura ainsi aucune ombre « enterrée », ni aucune haute lumière « brûlée ». Mais dans la pratique, la mise en œuvre d’une fusion HDR demande un peu de manipulation et de finesse pour obtenir le résultat souhaité. Un photographe peut vouloir une image équilibrée. Un autre recherchera peut-être un rendu accentué, plus graphique (voire de mauvais goût) mais également moins fidèle à la réalité.

Les logiciels HDR

Malheureusement, il est difficile de trouver un logiciel à la fois gratuit et satisfaisant permettant de générer de manière précise de véritables photographies HDR.
Photoshop® permet le HDR nativement, bien sûr. Mais son coût pourra rebuter nombre d’entre nous. Fort heureusement, sa version grand public Photoshop Elements, beaucoup moins onéreuse, est désormais pourvue de cette fonction intitulée Exposition Photomerge.

LE logiciel qui fait référence, autant sur Mac que PC, est sans nul doute Photomatix, à la fois complet et facile d’accès. Il n’est pas gratuit mais moins onéreux. Je vous invite à découvrir un tutoriel vidéo sur ce logiciel.

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